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La conformité au principe de l'autodétermination de la solution consensuelle proposée par le Maroc

Lors d'une intervention, en date du 3juin 2009, dans l'émission «  Fi Assamim », diffusée par la chaîne de télévision en langue arabe de la BBC, à Londres,  Mr Taib Fassi Fihri, Ministre marocain des affaires étrangères et de la coopération, déclare que « la solution consensuelle proposée par le Maroc pour le règlement de la question du Sahara, dans le cadre de son intégrité territoriale, est conforme au principe de l'autodétermination ». La solution politique proposée par le Maroc, assure Mr Taib Fassi fihri, résulte de la nécessité de contourner l'impasse occasionnée par l'inapplicabilité du référendum. Il ajoute que les Nations unies, malgré tous les efforts et le temps consentis pour appliquer cette option, se sont heurtés, en 2000, aux difficultés concernant l'identification des votants potentiels.  Depuis l'éclatement du conflit, après la récupération des provinces sahariennes par le Maroc, au lendemain de la Marche verte en 1975, les Nations unies ont essayé plusieurs options pour amener la paix et la stabilité dans cette région. Le Maroc a répondu favorablement à tous les choix préconisés par les instances internationales confrontés à cette affaire. Pour le Maroc, prédit le ministre marocain des affaires étrangères et de la coopération, cette solution politique de «  gagnant gagnant» remplace toute autre option .  En effet, elle doit être en mesure de débloquer la situation confuse dans laquelle est confrontée cette affaire créée de toutes pièces par les adversaires de l'intégrité territoriale du Maroc. Tout en étant prêt à défendre son intégrité territoriale, le Royaume Chérifien ne souhaite pas retourner aux hostilités, après tous les efforts consentis par les Nations unies dans cette affaire.

Le Maroc a toujours eu recours à la légalité internationale pour récupérer progressivement ses territoires colonisés par l'Espagne : les régions du Nord, Sidi Ifni, Tarfaya, et le Sahara.  Pour les présides, le Maroc demeure attaché à leur marocanité.  Cette question fait l'objet de discussions entre le Maroc et l'Espagne dans le cadre d'une cellule de réflexion afin de parvenir à une solution diplomatique dans un cadre bilatéral. Et le Ministre marocain de préciser que durant cette période, « Le Polisario n'a jamais existé » et qu'en aucun cas, «il ne peut prétendre représenter les Sahraouis ».  Tout compte fait, poursuit Mr Taib Fassi Fihri, « la majorité des Sahraouis se trouvent sur le territoire marocain où ils s'intègrent parfaitement, participent aux élections électorales et jouissent des droits et libertés qui règnent au Maroc ». Les populations sahraouies que le Polisario veut séparer du Maroc sont donc chez eux. Leur seul souhait est que leurs frères et parents qui sont séquestrés à Tindouf les rejoignent dans la plénitude de l'intégrité territoriale et l'autonomie élargie que propose le Maroc.  C'est dans ces conditions que l'autodétermination prend tout son sens et devient crédible. L'autodétermination a pour sens également une gestion libre confiée aux habitants du Sahara marocain.  Le libre exercice de la justice, au nom du Roi du Maroc, et le choix de leurs représentants au sein d'un parlement régional ainsi q'un exécutif local ne sont-ils pas la preuve d'une véritable autodétermination ? 

C'est incontestablement l'Algérie qui est derrière les réticences et atermoiements de quelques séparatistes. Dans ses relations avec l'Algérie, le Ministre marocain considère que les peuples, algérien et marocain, sont unis par des liens de fraternité et il y a des relations de respect mutuel entre SM le Roi Mohammed VI et le Président algérien Mr. Abdelaziz Bouteflika.  Il affirme, dans ce sens, que la construction du Maghreb arabe est une nécessité stratégique et économique.  Par ailleurs, le Maroc reste attaché à la normalisation des relations avec l'Algérie notamment à travers l'ouverture des frontières. Cette action est de nature à combattre les activités illicites. D'où la nécessité pour les deux pays frères de conjuguer leurs efforts pour parvenir à ce but.  Pour Mr F.Fihri, la question des frontières doit être distinguée du conflit du Sahara et assure que le Royaume du Maroc « était prêt à coopérer sur le plan bilatéral avec l'Algérie en vue de parvenir à une solution à la question du Sahara marocain dans le cadre de l'ONU, conformément à l'appel du conseil de sécurité ».  Néanmoins, déplore le Ministre marocain que malgré la bonne volonté du Maroc, il n'y a aucune percée du côté algérien qui s'obstine à soutenir la thèse fallacieuse des séparatistes.

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