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La situation dans les camps de Tindouf : L'heure de vérité a sonné !

Dans le cadre de la onzième session ordinaire du Conseil des droits de l'Homme (CDH), dont les travaux sont tenus au Palais des Nations Unies à Genève du 2 au 18 juin 2009, l'Organisation Non Gouvernementale (ONG) « Internationale Démocratique du Centre » (IDC) a lancé, en date du 3 juin 2009, suite à la présentation du rapport sur les droits économiques, sociaux et culturels, un appel au Secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-moon, pour appuyer la réunification des familles sahraouies sur la base du projet de large autonomie accordée par le Royaume du Maroc. Elle a invité les organismes onusiens chargés des droits de l'Homme et des questions humanitaires à intervenir urgemment en vue de venir en aide à cette population et lui permettre d'accéder à tous les droits que lui garantissent les Conventions internationales.

A ce titre, l'IDC a dénoncé le déni des droits les plus élémentaires des populations séquestrées dans les camps de Tindouf, au Sud-ouest algérien. Elle a demandé alors au Polisario de mettre fin à leurs souffrances et leur permettre de jouir de leurs droits politiques, économiques, sociaux et culturels, dans le cadre d'une autonomie sous souveraineté marocaine. Au surplus, l'IDC a invité le Polisario à adhérer aux résolutions du Conseil de sécurité en vue d'engager des négociations substantielles susceptibles de déboucher sur une solution politique au conflit artificiel autour du Sahara.

Par ailleurs, intervenant à l'occasion d'un panel sur les droits de la femme, les ONG « Interfaith International » et l'Union de l'Action Féminine (UAF) ont dénoncé, en date du 4 juin 2009, la situation de privation qu'endurent les femmes sahraouies dans les camps administrés par le Polisario à Tindouf, mis en exergue les droits dont jouit actuellement la femme au Maroc et salué les différentes réformes qu'a connues le Royaume en la matière, notamment l'adoption d'un nouveau code de la famille. Les ONG en question ont précisé que ce texte garantit les droits civils et juridiques de la femme, protège l'enfant, assure l'égalité entre les conjoints, précisant qu'actuellement les femmes sont membres des deux chambres du parlement marocain, et participent activement dans la vie politique.

Dans une intervention commune, Interfaith, l'IDC et l'UAF ont, en outre, relevé l'augmentation du taux de participation des femmes marocaines à toutes les institutions publiques aux plan national, régional et local. Les trois ONG ont fait remarquer que les femmes vivant dans les provinces du sud du Maroc jouent un rôle primordial dans la vie active et au sein de la société civile et bénéficient de leurs droits, contrairement à leurs concitoyennes dans les camps de Tindouf.

De telles déclarations confortent avec éclat les choix stratégiques du Maroc et culbutent les desseins sécessionnistes des ennemis de son intégrité territoriale. L'identité de leurs locutrices doublée du lieu de leur transmission nous interpellent grandement.

En effet, l'IDC, basée à Bruxelles et active depuis 1961, regroupe une centaine de partis politiques d'orientation centriste et démocrate-chrétienne, représentatifs des quatre régions du globe. Son domaine de prédilection est tourné vers la protection des droits de l'Homme et la promotion des libertés publiques. L'UAF a vu le jour, quant à elle, en 1987 à Rabat. Forte de quelques 33 bureaux et sections régionaux, elle s'assigne comme objectif l'amélioration de la situation de la femme au niveau social et juridique, et l'éradication de tout type de discrimination à son égard. Au final, « Interfaith International », créée en 1993 en marge de la Conférence mondiale sur les droits de l'Homme organisée à Vienne en Autriche, se dédie à la vulgarisation des valeurs de paix et de tolérance et à la lutte contre l'injustice. Basée à Genève en Suisse, « Interfaith International » a obtenu, en 1993, un statut consultatif spécial auprès du Conseil Economique et Social des Nations Unies (ECOSOC).

Par ailleurs, que les ONG sus mentionnées fustigeassent la situation dans les camps de Tindouf et fissent miroiter les réformes conduites par le Maroc en son sein n'aurait rien d'étrange en soi, toutefois, que de telles attitudes défilassent au Conseil des droits de l'Homme des Nations Unies ne laisserait personne indifférent.

En effet, institué en vertu de la résolution 60/251 adoptée le 15 mars 2006 par l'Assemblée générale, le CDH, organe subsidiaire de celle-ci, a été chargé de « promouvoir le respect universel et la défense de tous les droits de l'Homme et de toutes les libertés fondamentales », en se référant « aux principes d'universalité, d'impartialité, d'objectivité et de non-sélectivité, du dialogue et de la coopération constructifs à l'échelle internationale (...) ». Le secrétariat du CDH est assuré par le Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l'Homme (HCDH).

 

jeudi 11 juin 2009

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