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Le développement des provinces du Sud : une stratégie globale aux garanties royales |
À l'initiative de l' « Association Sahraouie pour le Développement, la Solidarité et le Dialogue », basée à Séville en Espagne, une délégation espagnole s'est déplacée à Laâyoune, chef-lieu des provinces marocaines du Sud, en date du samedi 16 mai 2009. C'est ce qu'a rapporté l'Agence de presse marocaine « Maghreb Arabe Presse » (MAP) dans une information diffusée en date du 17 mai 2009. Composée de membres du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) et de la Chambre de Commerce et d'Industrie d'Almeria, ainsi que d'opérateurs économiques d'Andalousie, cette délégation a pu, tout au long de sa visite, constater la dynamique de développement que connaît la région de Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra qui est l'une des trois provinces sahariennes du Royaume. Dans le cadre de ses activités, la délégation conduite par M. Juan Gabriel Callejon Baena, député du PSOE, s'est réunie avec le directeur du Centre Régional d'Investissement (CRI) de la région de Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra, M. Hassana Maelainine. Notons que cette rencontre a connu la présence du Gouverneur, chargé du Secrétariat général de cette province, M. Hamid Charia. A ce niveau, les membres de la délégation ont été informés des potentialités que recèle la région et des infrastructures dont elle dispose, ainsi que des opportunités d'investissement qu'elle offre notamment dans les secteurs de la pêche, du tourisme, de l'enseignement, de la formation professionnelle et de l'habitat social. Le directeur du CRI, M. Maelainine, a notamment passé en revue les grands projets programmés, dont la création d'une zone franche, d'une station de production de l'énergie éolienne et d'une cité touristique à Tarfaya. Poursuivant sa visite, la délégation espagnole a tenu une série de rencontres avec des présidents et des membres des Conseils élus locaux ainsi qu'avec des représentants de la société civile. Lors des différentes entrevues, les membres de la délégation ont pris connaissance d'un certain nombre de données ayant trait notamment au mode de gestion de la chose locale, aux efforts consentis pour consolider les infrastructures de base ainsi qu'aux mesures prises par l'Etat pour dynamiser la marche du développement dans les provinces du Sud. Ils ont, de même, eu droit à un aperçu sur les réformes engagées par le Maroc en matière de consolidation des droits de l'Homme et de consécration de la démocratie. A cette occasion, des élus locaux ont signifié, aux membres de la délégation, leur disposition à apporter l'aide et le soutien nécessaires aux investisseurs et aux hommes d'affaires espagnols désirant investir dans la région du Sud. Et ce, tout en mettant en exergue les opportunités d'investissement qu'elle offre dans les domaines de la pêche, du tourisme et de l'élevage. Au final, dans une déclaration faite à la presse marocaine, signale la MAP, M. Callejon Baena a fait savoir que cette visite a permis à la délégation espagnole de s'enquérir du climat de sûreté et de stabilité qui prévaut dans la région et des réalisations accomplies in situ. Il a, de plus, mis l'accent sur l'importance des rencontres effectuées avec les responsables locaux et les acteurs de la société civile. Le membre du PSOE a, en outre, mis en relief le développement réalisé en matière de construction des infrastructures de base au niveau de la région et les potentialités dont elle disposes en mesure de lui permettre un développement durable. S'agissant de la question du Sahara, l'intéressé a appelé au dialogue pour régler ce dossier, signalant, à cet effet, qu' « en s'appuyant sur le projet d'autonomie proposé par le Maroc, il est possible d'aboutir à une solution ». Il a, de même, estimé que « le dialogue demeure l'unique moyen pour résoudre ce problème qui n'a que trop duré ». La déclaration du député du PSOE, M. Callejon Baena, concernant le Projet Marocain d'Autonomie (PMA) n'est pas dénuée d'intérêt. Elle s'ajoute à une série de propos, émanant de différents acteurs, et qui ont insisté sur la crédibilité et le réalisme de l'initiative marocaine, considérée comme étant une solution appropriée en mesure de régler de façon définitive le conflit du Sahara. De façon liée, l'attitude positive de la délégation espagnole à l'égard des progrès réalisés, à divers plans, dans les provinces marocaines du Sud, va à l'antipode des allégations du Polisario et de ses tentatives continues visant à battre en brèche les réalisations enregistrées. Sans nul doute, les provinces du Sud du Royaume ont connu, au lendemain de leur récupération en 1975, un essor substantiel et une dynamique forte et intense, induite par l'accomplissement de grands projets d'infrastructures et l'amélioration des conditions de vie des populations locales. De même, suite à l'intronisation de Sa Majesté Le Roi Mohammed VI, une nouvelle doctrine développementaliste a été réfléchie. Partant de là, les différentes régions du Royaume ont connu la mise en œuvre de programmes globaux de développement à l'instar de l'Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH) lancée par le Souverain en date du 18 mai 2005, et la création de plusieurs organismes spécialisés destinés à accompagner les programmes et stratégies élaborés. Ces démarches, tout en constituant une émanation interne répondent à des objectifs universels tracés par la Communauté internationale, en l'occurrence les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) proclamés en septembre 2000. Bien évidemment, les provinces du Sud du Royaume occupent une place centrale au niveau des différentes stratégies nationales lancées. A la base, une Volonté Royale affirmée, porteuse d'une démarche globale et intégrée de développement, visant à mettre la région du Sahara sur la voie d'un véritable décollage socio-économique. Ceci s'est, de plus en plus, manifesté à travers maints discours et initiatives du Souverain. A titre illustratif, dans son discours adressé à la Nation, en date du 6 novembre 2001, à l'occasion du 26ème anniversaire de la Marche Verte, Sa Majesté Le Roi Mohammed VI a affirmé : « (...) Nous avons réussi à accomplir tant de réalisations dans le but d'assurer les conditions d'une vie décente et paisible à Nos fidèles sujets dans nos provinces sahariennes, il Nous reste, malgré tout, un long chemin à parcourir ». Il a, de même, signalé : « (...) Nous sommes déterminé à consolider la régionalisation, adoptant, à cet effet, une démarche de développement régional intégré, en vertu de laquelle la région ne se réduit pas à ses seules structures et dimensions administratives, institutionnelles et culturelles, mais constitue, plutôt, un espace propice au développement intégré, évoluant en synergie avec la région et pour la région ». Cette vision a été mise en œuvre à travers l'institutionnalisation, par le Souverain, lors de son discours du 6 mars 2002, effectué à Laâyoune, de l' « Agence pour la promotion et le développement économique et social des provinces du Sud du Royaume », ainsi que du Conseil Royal Consultatif des Affaires Sahariennes (CORCAS) lors du discours du 25 mars 2006 intervenu également à Laâyoune. Assurément, les deux organismes visent l'objectif ultime d'assurer le développement humain, économique et social des provinces sahariennes. Actuellement, le bilan des réalisations est satisfaisant. Dans une perspective d'avenir, le système autonomique proposé par le Royaume à ses territoires du Sud servira à consolider les acquis et à générer de nouvelles options de développement socio-économique, politique et culturel. Rappelons, à ce titre, l'article 3, du texte du Plan d'autonomie, qui stipule que « Cette initiative s'inscrit dans le cadre de l'édification d'une société démocratique et moderne, fondée sur l'Etat de droit, les libertés individuelles et collectives et le développement économique et social. Comme telle, elle apporte la promesse d'un avenir meilleur pour les populations de la région, met fin à la séparation et à l'exil et favorise la réconciliation ». mercredi 27 mai 2009
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