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La politique africaine du Royaume : une arme incontestable au service de la marocanité du Sahara

D'après une information diffusée par l'Agence de presse marocaine « Maghreb Arabe Presse » (MAP), en date du 11 mai 2009, la République de Guinée a réaffirmé, à travers une déclaration de son ministre d'Etat, M. Boubaker Bari, son soutien à l'intégrité territoriale du Royaume. En effet, souligne la même source, le responsable guinéen, qui a entamé, le lundi 11 mai 2009, une visite de travail de deux jours au Royaume, a déclaré à la presse marocaine, en date du 11 mai 2009, à l'issue de son entretien à Rabat avec le ministre marocain des Affaires Etrangères et de la Coopération, M. Taib Fassi Fihri, que « La position de la Guinée à propos de la question du Sahara est claire et précise. Nous sommes dans la même dynamique que le Maroc ». Il a de même ajouté que « depuis son indépendance, la Guinée partage avec le Maroc des valeurs ancestrales et que le chef d'Etat guinéen et Sa Majesté le Roi ont maintenu des relations de fraternité et d'amitié ».

Assurément, l'excellence des relations maroco-guinéennes n'est pas à démontrer. Rabat et Conakry ont toujours eu des positions claires et affirmées concernant les questions internationales sur la base du respect du droit international et de l'intégrité territoriale. Dans ce sillage, la République de Guinée, consciente du droit inaliénable du Maroc au parachèvement de son intégrité territoriale, conformément à la légalité internationale et aux résolutions onusiennes les plus pertinentes, ne cesse de réaffirmer son appui au Royaume et à ses efforts louables visant la résolution définitive du conflit du Sahara. Rappelons dans ce cadre que suite à la présentation du Projet Marocain d'Autonomie, en date du 11 avril 2007, le ministère guinéen des Affaires Etrangères, de la Coopération, de l'Intégration Africaine et des Guinéens de l'Etranger a adressé une note à l'Ambassade du Maroc à Conakry, en date du 30 mai 2007, dans laquelle il affirme l'appui officiel de la République de Guinée à cette proposition. L'on peut lire notamment sur cette note, diffusée par la MAP en date du 30 mai 2007, que « Le gouvernement guinéen soutient pleinement cette initiative marocaine visant à trouver une solution politique négociée, juste et définitive [à la question du Sahara] dans le cadre de la légalité internationale ». Il convient de signaler à ce titre que la Guinée, en compagnie du Sénégal, de la Côte d'Ivoire, du Gabon et du Burkina Faso, sont des pays traditionnellement connus pour leurs relations étroites, historiques, culturelles et politiques avec le Maroc. Force est de constater qu'à l'exception du Burkina Faso, aucun des Etats précités n'a déjà reconnu la présumée République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD). Pour sa part, le Burkina Faso a retiré cette reconnaissance en date du 5 juin 1996.

En somme, l'on peut dire que le Maroc consolide continuellement sa doctrine de politique extérieure en Afrique. Et ce, en l'articulant de plus en plus autour d'une approche coopérative et développementaliste. Ne perdant pas de vue que la majorité des pays reconnaissant la soi-disant RASD sont africains, le décideur marocain en matière de politique étrangère a mis en place une stratégie visant spécialement à consolider la présence du pays et à augmenter son pouvoir d'influence au niveau du continent. Et c'est notamment grâce à cette politique africaine remaniée que la diplomatie marocaine commence à gagner en puissance dans des zones traditionnellement favorables à l'Algérie et à la thèse sécessionniste du Polisario. Effectivement, plusieurs pays, notamment africains, ont retiré ou gelé leur reconnaissance au sujet de l'entité séparatiste lors de la dernière décennie. Ce tournant peut être considéré comme un événement de taille susceptible d'accélérer le règlement du conflit du Sahara de manière à respecter les droits historiques et juridiques du Royaume sur ses provinces du Sud. Et, dans un scénario d'avenir, la pseudo RASD, n'ayant plus de soutien qu'Alger, risque d'être éventuellement expulsée de l'Union Africaine (UA). Sa thèse mensongère sera battue en brèche et son existence même ne sera plus tolérée par la Communauté internationale.

lundi 18 mai 2009

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