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Quand l'Algérie veut nuire au Maroc

En date du 23 avril 2004, le site web, http://www.polisario-confidentiel.com/ nous fait savoir que, suite au soutien massif des parlementaires américains au Projet marocain d'autonomie, matérialisé par une lettre au président Barack Obama, datée du 16 avril 2009,  signée par 245 membres de la Chambre des représentants américaine, Alger tente de recentrer sa stratégie de lobbying auprès de Washington et serait en train d'approcher les députés américains, liés à l'industrie pétrolière et gazière afin de les convaincre de s'allier sur la position algérienne, foncièrement hostile à l'intégrité territoriale du Maroc.

Pour ce faire, l'ambassadeur algérien à Washington, Abdallah Baali, s'est rendu fin mars 2009 à Houston et a donné un discours au think tank « le Conseil des relations étrangères » (Council of Foreign relations), très proche du parti démocrate actuellement au pouvoir, qui lui a été élaboré par le cabinet de lobbying « Foley Hoag », conseiller de l'ambassade algérienne sur le dossier du Sahara occidental. Le discours en question s'évertue à faire croire que l'Algérie se consacre à la paix et la stabilité de la région du Maghreb en vue de rallier à ses côtés de nouveaux parlementaires démocrates.

L'Algérie use de toute sa pression et spécialement du charme que lui confèrent ses ressources gazières afin de conquérir une tranche influente au sein l'intelligentsia américaine, les parlementaires en l'occurrence. Sa visée quasi avouée est de nuire aux intérêts stratégiques du Maroc en prêtant assistance au projet séparatiste du Polisario dont l'aboutissement cadre bien avec une intention hégémonique régionale.

Cette stratégie a été avortée par la teneur du rapport publié en date du 31 mars 2009, élaboré conjointement par le « Potomac Institute for Policy Studies » (PIPS) établi à Washington, et le département de la gestion des conflits à la « School of Advanced International Studies » (SAIS) relevant de l'Université Johns Hopkins, titré, « Pourquoi le Maghreb compte-t-il ? ».

Ce document destiné à l'administration Obama exhorte les Etats-Unis et leurs alliés à faire pression sur le Haut Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés (UNHCR) pour faire en sorte que les populations de Tindouf, sous contrôle du Polisario, jouissent des droits garantis par le droit international, en particulier le droit à la liberté de mouvement, au rapatriement volontaire et le droit à la libre association. Le rapport en question n'a pas manqué de rappeler la position américaine érigeant le Projet marocain d'autonomie en « seule solution réaliste » susceptible de résoudre définitivement le conflit autour du Sahara et, chemin faisant, promouvoir l'intégration économique régionale dans une conjoncture politique  imbibée de sécurité et propice à la conclusion des partenariats stratégiques avec les Etats-Unis.

Selon http://www.polisario-confidentiel.com/, en 1993, Mouloud Saïd, alors représentant du Front Polisario aux Etats Unis, a signé un contrat à durée indéterminée avec l'avocat de « Foley Hoag », Paul S. Reichler, portant sur des actions de lobbying et de sensibilisation des membres du Congrès américain ainsi que des membres de l'exécutif. Le contrat stipule que tous les frais engagés par l'avocat précité seront remboursés par le Front Polisario, sans limite de dépense.

La même source rapporte que Foley Hoag a signé avec l'Algérie un contrat de près de 360 000$, renouvelé en 2007. Mais affirme qu'en réalité, ce contrat a été contracté dans le but de             « masquer » les activités de lobbying, à savoir l'approche discrète des membres du Congrès américain pour distiller les thèses algériennes sur le conflit du Sahara Occidental.

lundi 27 avril 2009

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