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Dérapages austro-africains autour du « Sahara occidental ». |
Dans un message transmis au Secrétaire général des Nations Unies en date du 17 avril 2009, l'ambassadeur représentant permanent de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) aux Nations Unies, a appelé le Conseil de sécurité d'agir de manière décisive pour résoudre le conflit du Sahara occidental « sur la base de l'autodétermination». Monsieur l'ambassadeur argue en effet que « la lutte du peuple sahraoui » est conforme aux principes juridiques établis dans la Charte des Nations Unies en matière de décolonisation. A ce titre, elle est fondée sur « la promotion des droits de l'Homme », « la légalité internationale » et « la stabilité du Continent africain ». En guise de clôture, l'auteur du message allègue que « l'exploitation », par le Maroc, des ressources naturelles du Sahara occidental est « en violation des principes juridiques applicables aux territoires non autonomes ». Nous rappelons que la SADC est une Organisation Internationale à vocation régionale, siégeant à Gaborone au Botswana, dédiée, aux dires de ses fondateurs, à la promotion du développement économique de l'Afrique australe. Elle a succédé le 17 août 1992 à la Conférence de coordination pour le développement de l'Afrique Australe, fondée le 1er avril 1980. Actuellement, la SADC comporte 14 Etats situés tous au Sud de la forêt équatoriale africaine. Le chef de file de l'Organisation demeure l'Afrique de Sud dont l'adhésion a eu lieu en 1994, à la fin du régime de l'Apartheid. Au premier abord, les propos sus mentionnés sont entachés d'un anachronisme éclatant. Autrement, que signifierait un appel au Conseil de sécurité pour qu'il résolût le différend saharien, si ce n'était un mépris des efforts que tout le Système des Nations Unies déploie inlassablement depuis l'enclenchement du différend saharien. C'est là une manière rudimentaire d'appréhender les faits internationaux en se passant de l'histoire, de ses soubassements et de ses enseignements. En second lieu, entendre Monsieur l'ambassadeur dire que « la décolonisation » du Sahara occidental serait un gage de stabilité du continent africain a de quoi étourdir le plus intrépide des intellectuels. Car, le Sahara occidental a bel et bien été décolonisé en 1975 et l'image de 350 000 marocains qui ont « marché » pacifiquement sur un sol sous le joug espagnol, est là pour en témoigner. Elle est gravée dans la mémoire collective d'une nation combattante pour son intégrité territoriale et son unité nationale. Au-delà de cette réalité séculaire, quelle stabilité régionale entend réaliser Monsieur l'ambassadeur concomitamment à l'émergence d'un nouvel Etat au Maghreb ? Au meilleur, un fléchissement de la construction maghrébine. Au pire, une déstabilisation accrue de la région du Sahel, due à l'implication du Polisario dans des réseaux criminels et de traite humaine, dont les retombées néfastes altéreront la sécurité de toute la Méditerranée occidentale. Au final, le représentant permanent de la SADC aux Nations Unies, pour diplomate qu'il soit, n'aura rien à envier aux fondamentalistes talibans. Sa fatwa commanditée probablement depuis Pretoria, rend illicite l' « exploitation » par le Maroc des ressources naturelles du Sahara occidental. Or, il est communément su que le Maroc est étiqueté, selon le jargon des Nations Unies, pays « administrant » le Sahara occidental. Ce dernier est catalogué, à son tour, comme « territoire non autonome ». La déclaration relative aux territoires non autonomes, que constitue le Chapitre XI de la Charte des Nations Unies est très parlante dans ce sens. L'article 73 stipule que : « Les Membres des Nations Unies qui ont ou qui assument la responsabilité d'administrer des territoires (...), acceptent comme une mission sacrée l'obligation de favoriser dans toute la mesure possible leur prospérité, dans le cadre du système de paix et de sécurité internationales établi par la présente Charte ». Dans ce sillage, une large partie de la doctrine universaliste estime que « l'administration » d'un territoire quelconque s'assimile à une souveraineté de facto sur le territoire en question. Suivant cet esprit, le Maroc, Etat souverain imprégné des valeurs universalistes, a œuvré, de par ses responsabilités, pour le développement politique, économique et social des provinces sahariennes, qui bénéficient dorénavant de toute la prospérité régnante sur le Royaume. Les revenus de la dite « exploitation » ne sont affectées que pour ce faire. vendredi 24 avril 2009
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