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Protestation marocaine contre la stratégie algéro-polisarienne d'instrumentalisation des droits de l'Homme |
D'après une information diffusée par l'Agence de presse marocaine « Maghreb Arabe Presse » (MAP) en date du 22 avril 2009, l'ambassadeur du Maroc en Belgique et au Luxembourg, M. Samir Addahre, a adressé une lettre aux députés fédéraux, aux sénateurs ainsi qu'aux parlementaires de la communauté française de Belgique, de Wallonie et de Flandre. L'objectif ultime pour le responsable marocain est de leur faire part de la volonté du Maroc d'attirer leur attention sur les pratiques insidieuses du Polisario qui tout en avançant des propos mensongers, vise à déprécier l'image du Royaume auprès de l'Opinion publique internationale. En effet, le Front séparatiste semble ne ménager aucun effort en vue de passer un message factice quant à la légitimité de sa thèse de plus en plus décrédibilisée. Pour ce faire, il use de tous les moyens, illégaux soient-ils. Cette stratégie algéro-polisarienne, explique la lettre de M. Addahre dont la MAP a reçu une copie, s'articule essentiellement autour de l'instrumentalisation de certains cas d'emprisonnement pour des délits de droit commun, de citoyens marocains originaires des provinces du sud, pour créditer la thèse de prétendues violations des droits de l'Homme commises par les autorités marocaines. Et ce, au moment où l'ensemble de la Communauté internationale salue les avancées exceptionnelles réalisées par le Royaume dans ce domaine. A cette fin, l'Algérie et le Polisario incitent quelques activistes, sensibles aux visées séparatistes, à organiser de soi-disant manifestations spontanées, au niveau des provinces du Sud, destinées à provoquer les forces de l'ordre en vue de générer un quelconque dérapage qui pourrait appuyer leur thèse. Or, précise M. Addahre, « les véritables responsables des graves violations des droits de l'Homme sont à rechercher du côté de Tindouf où le détournement de l'aide humanitaire, le musellement de toute dissidence et opposition, la déportation d'enfants mineurs à Cuba pour endoctrinement, l'esclavage et le blocus imposé aux personnes séquestrées dans les camps à des fins d'instrumentalisation géopolitique, constituent le quotidien de l'appareil répressif du Polisario ». En outre, contrairement aux pratiques inhumaines du Polisario notamment dans les camps de Tindouf et le silence complice de l'Algérie à ce sujet, le Royaume a adopté la voie des réformes et du développement global. A ce titre, les réalisations du Maroc en matièr e de consolidation des droits de l'Homme et d'instauration de la démocratie, notamment suite à l'intronisation de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, lui ont valu salutation et soutien de la Communauté internationale. Cette dernière est de plus en plus convaincue du droit inaliénable du Royaume à parachever son intégrité territoriale. Au surplus, cette unanimité favorable à la cause marocaine ne cesse de se consolider à la lumière du Projet Marocain d'Autonomie des provinces du Sud, jugé crédible et réaliste par plusieurs acteurs internationaux, qu'ils relèvent des Institutions universelles ou des Etats. Au bénéfice de ce qui précède, le Polisario, dont la thèse séparatiste est de plus en plus décrédibilisée, ne manque pas de manœuvrer, désespérément, en vue de camoufler une réalité dorénavant apparente. En effet, conscient de la mauvaise posture dans laquelle il se trouve désormais, le Front séparatiste, soutenu par Alger, a mis en place une stratégie visant à déshonorer l'image du Maroc sur le plan international. Elle consiste à avancer des propos mensongers et à faire passer des messages factices concernant des présumées violations des droits de l'Homme commises par le Maroc au niveau de ses provinces du Sud. C'est notamment dans ce contexte précis qu'intervient la lettre de l'ambassadeur du Maroc en Belgique et au Luxembourg, M. Samir Addahre, adressée aux Institutions législatives fédérales et régionales belges en vue d'attirer leur attention sur l'instrumentalisation par le Polisario de la question des Droits humains à des fins, du moins qu'on puisse dire, autres qu'humanitaires. Par ailleurs, le Front séparatiste, en vue d'atteindre ses visées sécessionnistes, se proclame comme étant le représentant des populations sahraouies et leur porte-voix auprès de l'Opinion publique internationale. Or, faut-il le rappeler, le Polisario n'a été constitué que le 10 mai 1973 après que la puissance occupante, à savoir l'Espagne, ait exprimé sa volonté d'organiser un référendum d'autodétermination au Sahara marocain. Assurément, au regard du Droit international, si la lutte contre l'occupation étrangère et le colonialisme est considérée comme légitime et légale, les mouvements séparatistes, quant à eux, ne jouissent aucunement, toujours sur le plan de la légalité internationale, de cette légitimité, ni au niveau de leur « cause », ni au niveau de leur action. Dans ce cas de figure précis, le Polisario ne peut en aucun cas être considéré comme étant un « Mouvement de Libération Nationale » incarnant la lutte d'un « peuple » pour son émancipation. Il se décline en un instrument servant les desseins stratégiques de l'Algérie guidée par ses prétentions hégémoniques. Au surplus, les mouvements séparatistes sont condamnés par le Droit international dans la mesure où ils constituent une menace à la paix et à la sécurité internationales en portant atteinte à l'unité et à l'intégrité territoriale des Etats. Cette approche est à prendre en considération, compte tenu du fait que le Polisario risque effectivement de recourir au terrorisme sous couvert d'une « lutte de libération ». D'ailleurs, la doctrine de ces toutes dernières années est unanime pour reconnaître l'existence de « relations d'affaires » entre le Polisario et « Al Qaïda aux Pays du Maghreb Islamique ». Les experts également abondent dans le même sens. De ce fait, la Communauté internationale est tenue de prendre garde face à cette appropriation illégitime par le Front sécessionniste de la qualité de « Mouvement de Libération Nationale ». Allégation tout à fait inacceptable puisque les populations sahraouies font partie intégrante du peuple marocain dans son ensemble. Preuve à l'appui, les droits historiques du Maroc sur ses provinces du Sud ont été reconnus par la Cour Internationale de Justice (CIJ) dans son avis consultatif de 1975. jeudi 23 avril 2009
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