Développement

Le CORCAS, un instrument de protection et de promotion de la culture hassanie

Introduction : la centralité de la culture au sein de la société sahraouie

La société sahraouie est très attachée à sa culture. Celle-ci constitue la base de cette société, connue traditionnellement par l'oralité, le nomadisme, l'activité pastorale, ses préférences pour la poésie ou le rôle central de la femme. Certes, depuis l'indépendance du Maroc, la société sahraouie a connu plusieurs changements, allant dans le sens du progrès, de la sédentarisation. Elle a connu aussi certains bouleversements sociaux qui ont affecté les structures traditionnelles, tout comme d'ailleurs pour le reste du Maroc. Tous les chiffres attestent néanmoins d'un développement significatif des provinces du Sud, lesquelles rivalisent avec les régions les plus avancées du Royaume.

Les territoires marocains du Sud ont en effet connu un essor considérable, un vrai challenge désertique et démographique. Dès lors, la marche de ces territoires vers le développement durable est irréversible, car « il y a les hommes et les femmes dont l'intelligence et le travail ont permis, jour après jour, mois après mois, année après année, la transformation économique et sociale de ces territoires »[1]. L'apport humain des résidents non-sahraouis a été capital pour le développement de ces provinces. Au sein du Conseil Royal Consultatif des Affaires Sahariennes (CORCAS), ils sont représentés par quatre conseillers, compte tenu de leur place à part entière au sein de la société sahraouie. Ceci est un des indicateurs d'intégration socioculturelle.

La culture est un élément clé pour tout processus de développement. Au sens anthropologique, la culture est un « tout complexe qui inclut les connaissances, les croyances, l'art, la morale, les lois, les coutumes et toutes autres dispositions et habitudes acquises par l'homme en tant que membre d'une société »[2]. La société sahraouie est, de ce point de vue, très riche culturellement. Sa sédentarisation, alors qu'elle est foncièrement nomade, a été commandée, nous apprend le chercheur Mohammed Dahmane, par l'exigence de l'intégration au sein de l'Etat national[3]. Du côté du « sujet sahraoui », la culture est appréhendée comme une relation à son environnement, humain et naturel, et aux choses qui l'entourent.

Lorsque l'on traite de patrimoine, il convient d'envisager cette notion dans un sens large, incluant aussi bien le patrimoine naturel que culturel, matériel et immatériel. La Convention de l'Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture (UNESCO) de 1972 a été dédiée à cette problématique cardinale, qui fait du patrimoine mondial, dans sa double dimension évoquée, un bien commun de l'humanité[4]. Au Maroc, il existe plusieurs sites figurant sur la liste du patrimoine mondial comme la cité portugaise de la ville d'El Jadida (Mazagan), l'ancienne médina de Tétouan, Fès, Meknès ou Volubilis. On y compte également une liste indicative de biens inscrits sur la liste du patrimoine mondial. En fait partie le Parc National de Dakhla, célèbre pour sa richesse en groupements végétaux et en faune propre aux zones à climat pré-aride[5]. Témoignage, si besoin est, de la grande richesse du patrimoine culturel et naturel marocain.

Pour qu'elle soit protégée et préservée, la culture sahraouie, dont  l'interaction constante avec les autres éléments de la culture nationale ne s'est jamais démentie, a besoin d'un schéma de gouvernance culturelle. A l'ère d'une mondialisation rampante, qui balaie les frontières culturelles et pousse à l'homogénéisation, la culture hassanie n'est pas à l'abri de l'érosion ou de l'inconsidération. C'est pour cela, que le CORCAS, créé sur initiative royale le 25 mars 2006, se voit investi de missions importantes liées, entre autres, à la défense du patrimoine culturel hassani et à sa promotion, de manière à en faire un bien partagé et juridiquement protégé.

Nous nous efforcerons d'en souligner quelques aspects à travers deux axes fondamentaux.

Premièrement, le patrimoine hassani, expression de la diversité culturelle du Maroc.

Deuxièmement, le CORCAS, un instrument de gouvernance culturelle.

I. le patrimoine hassani, expression de la diversité culturelle du maroc

La culture marocaine a subi plusieurs influences et a connu plusieurs emprunts qui ont fait d'elle un produit « composite »[6]. Cette richesse est accentuée par la variété climatique du Maroc et sa diversité géographique.

La notion de patrimoine culturel fait penser aux droits culturels. Le patrimoine culturel, qu'il soit matériel ou immatériel, devra profiter aux individus pris en tant que citoyens jouissant de droits mais devant aussi assumer des obligations. L'UNESCO a forgé le concept de patrimoine culturel de l'humanité pour souligner que la culture est le ressort de toute l'humanité et que le genre humain est un. Les écrits et les textes abondent dans ce sens[7]. Dans la vision profonde de l'UNESCO, la culture est un élément pacificateur. A l'heure actuelle, le dialogue des cultures est hissé au rang d'élément majeur de la paix mondiale. Or, toutes les cultures participent à cette œuvre civilisationnelle encouragée par la Communauté internationale. Cette fécondation des cultures est synonyme de diversité, et donc de richesse. La culture sahraouie y participe à travers tous ses éléments et ses expressions. Dans ce sens, la Déclaration universelle de l'UNESCO sur la diversité culturelle rappelle au préambule que « le respect de la diversité des cultures, la tolérance, le dialogue et la coopération, dans un climat de confiance et de compréhension mutuelles sont un des meilleurs gages de la paix et de la sécurité internationales »[8].

Concept fédérateur, la culture est aussi une notion fondamentale s'inscrivant au cœur des identités des personnes et de leurs communautés[9]. Plusieurs textes internationaux ont été adoptés, destinés à protéger le patrimoine culturel commun de l'humanité[10]. Le Sahara en est un. Riche par ses expressions artistiques, linguistiques, littéraires et culinaires, le patrimoine hassani est au centre de la vie au Sahara. De la théière à la tente, du dromadaire à la poésie, nul doute aujourd'hui combien l'homme du Sahara est attaché à sa culture, élément fondamental pour son intégration au sein de la société.

Les expressions de la culture hassanie sont innombrables. Si l'on part de la culture comme « (...) l'ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. [Et qui] (...) englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l'être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances (...) »[11], l'on se rend compte que les dites expressions se manifestent dans plusieurs aspects de la vie quotidienne des populations sahraouies, et qui en ont font un élément de fierté : artisanat et métiers, poésie, musique, arts populaires, art culinaire, etc. Des manifestations qui témoignent de la richesse de ce patrimoine. Ainsi, la tente est la première unité sociale au sein de la société sahraouie. Elle fait office, non seulement d'unité spatiale ou de logement, mais elle exprime aussi l'ensemble des relations liant les membres d'une même famille[12].

De par l'histoire, il y a eu des interactions croissantes et continues entre les diverses composantes de la culture marocaine. Des interactions véhiculées par plusieurs voies et supports communicationnels : échanges commerciaux, moussems, festivals, rapports politiques, mouvements démographiques, etc. Les spécialistes de la culture hassanie soulignent par exemple qu'il y a eu plusieurs emprunts de la langue hassanie de la langue berbère, que la structure même des tribus sahraouies est pratiquement la même que celle des tribus berbères du reste du Maroc. Mohamed Cherkaoui a ainsi souligné que les modes de mariage dans les provinces du Sud sont pratiquement les mêmes que dans les autres régions berbères du Maroc et que ces mariages ne sont plus endogames mais exogames[13].

Le patrimoine culturel sahraoui proprement dit n'est pas l'apanage des seuls habitants du Sahara ; c'est une propriété collective de tous les marocains, voire de toute l'humanité. A l'heure actuelle, la conscience est de plus en plus grande en vue de protéger ce patrimoine et l'enrichir. Festivals et autres manifestations culturels se multiplient afin de le faire connaître et le revivifier[14]. En fait, à travers tout le Royaume du Maroc, il y a cette conscience, de plus en plus aiguë, qu'il faudra conférer à l'élément culturel la place qu'il mérite, en faire désormais un élément central dans tout processus de développement et l'intégrer dans les politiques publiques. En fait, à la base, le développement humain, érigé au Maroc au rang de priorité nationale, repose fondamentalement sur l'épanouissement culturel de la personne. Au cœur de ce processus, figure la généralisation de la scolarisation et, donc, l'affirmation du droit à l'instruction, élément majeur du droit à la culture.

Au plan juridique, les droits culturels s'affirment progressivement, en accédant à la positivité. En octobre 2005, l'UNESCO a adopté la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles[15]. Les droits culturels signifient, ainsi, l'accès et la jouissance des personnes aux expressions culturelles véhiculées par les activités, les biens et les services culturels. L'Etat en est, certes, le premier garant, mais des institutions, comme le CORCAS, se voient aussi investies de cette mission, compte tenu des moyens dont elles disposent et des organes qu'elles peuvent saisir pour en assurer l'effectivité.

La culture n'est pas l'apanage d'une minorité mais la propriété de tous. C'est pourquoi, la notion de droits culturels est importante, car elle pose le problème de la culture en des termes juridiques. Ainsi, accéder au patrimoine culturel, s'instruire et protéger la diversité linguistique,  se posent en termes de droits profitant aux citoyens et d'obligations pesant sur les pouvoirs publics qui, par la force de la loi, ne doivent ménager aucun effort pour rendre la culture accessible à tous. C'est la conséquence de l'affirmation du principe d'égalité. Au fond, le CORCAS est un élément de l'Etat de droit. Il est donc appelé à ancrer l'exercice des droits culturels et en favoriser la protection et la promotion.

La vocation du CORCAS est aussi de protéger la culture hassanie contre les pillages éventuels. Dans cette optique, le CORCAS a vivement condamné les actes de vandalisme, perpétrés en 2007 par des membres de la MINURSO dans des sites archéologiques au Sahara.

II. le corcas, un instrument de gouvernance culturelle

Le CORCAS est appelé à jouer, au plan culturel, un rôle de fertilisation croisée des tendances, des courants, des expressions culturelles portées par les tribus qui le composent. Il s'agit de dépasser aussi les clivages pouvant naître des différences d'appartenance tribale pour fonder une société basée plus sur une logique contractuelle, le vouloir vivre en commun, mais une société qui ne renie pas pour autant son histoire et sa mémoire collective. Comme le note Mustapha Naïmi, « (...) le temps est venu d'aller à l'encontre de la logique purement tribale. La composition du CORCAS tient compte d'autres paramètres qui dépassent de loin le simple aspect tribal, dans l'objectif de valoriser la notion de société civile et de celle de société politique. (...)Il s'agit là d'une nouvelle approche qui vise le remodelage de la société sahraouie afin de combattre de façon plus efficace le séparatisme. Non seulement en tant que mouvement, mais surtout en tant que pensée »[16].

La mission de toute culture est, principalement, d'intégrer en son sein des individus, de sorte d'éviter tout processus d'anomie ou d'éclatement[17]. Il s'agit d'une quête vers une harmonie sociale, où les gens se retrouvent dans les institutions qui les représentent, s'identifient à leurs traditions, lois et coutumes. Une telle idée n'a pas échappé aux architectes du CORCAS et ceux du Projet Marocain d'Autonomie. Au fond, au cœur des missions du CORCAS, se trouve la notion de gouvernance culturelle.

La promotion du patrimoine culturel hassani figure parmi les compétences de la Région autonome du Sahara œuvreront pour la protection et la promotion du patrimoine culturel hassani. Dans cette optique, la société civile est conviée pour participer à cette œuvre de défense. Ainsi, les associations seront représentées au sein du Conseil économique et social prévu au point 26 du Projet Marocain d'Autonomie. Des ressources financières seront affectées en vue de permettre aux populations du Sahara de promouvoir le développement de leur région, y compris le domaine culturel (point 5 du Projet Marocain d'Autonomie).

Le CORCAS n'est pas en reste de ce processus de décollage global. Dans son dahir fondateur, on lit à l'article 2 que cette institution est habilitée à formuler au Roi des avis liés, entre autres, au développement humain, économique et social intégré des provinces du Sud. Il est également compétent pour formuler toute proposition destinée à promouvoir le développement de ces provinces. L'article précité mentionne la préservation et la promotion du patrimoine culturel, artistique et linguistique hassani comme l'une des missions qui incombent au CORCAS. Une telle mission, à côté d'autres, le CORCAS les accomplira en concertation avec les autres institutions du Royaume, dont l'Agence pour la promotion et le développement économique et social des provinces du Sud du Royaume. Il est vrai que cette Agence, qui relève de la primature, se focalise sur les projets de développement économique variables, mais elle est appelée, de par l'approche de proximité qu'elle promeut, à s'inscrire dans le concept de gouvernance culturelle que le CORCAS pourra piloter. D'ailleurs, la composition du CORCAS est élargie, lui permettant de tirer profit des ressources des autres institutions nationales ou locales : ministères (Intérieur et Affaires étrangères), Agence pour la promotion et le développement économique et social des provinces du Sud du Royaume et Centres régionaux d'investissement au sein des provinces du Sud. Bien entendu, le CORCAS comprend aussi les représentants des associations locales. Ces organisations non gouvernementales (ONG) seront, en quelque sorte, des porte-parole des défenseurs du patrimoine culturel hassani. Dans l'optique même des instruments internationaux relatifs aux droits culturels, les ONG constituent l'un des vecteurs majeurs de ces droits. D'où des possibilités de coopération importantes entre les associations sahraouies et les ONG à vocation mondiale actives sur le terrain de la défense du patrimoine culturel. Il existe également des possibilités de coopération entre la Région autonome du Sahara et les autres régions ou organismes mondiaux, que ce soit les villes, les régions autonomes ou les organisations internationales s'occupant de questions culturels. Le CORCAS, tout comme la future Région Autonome du Sahara, peut inscrire son action dans le cadre de l'article 8, paragraphe 3, de la Convention de l'UNESCO concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel : «Assistent aux séances du Comité [intergouvernemental de la protection du patrimoine mondial culturel et naturel] avec voix consultative un représentant du Centre international d'études pour la conservation et la restauration des biens culturels (Centre de Rome), un représentant du Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS), et un représentant de l'Union internationale pour la conservation de la nature et de ses ressources (UICN), auxquels peuvent s'ajouter, à la demande des Etats parties réunis en assemblée générale au cours des sessions ordinaires de la Conférence générale de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture, des représentants d'autres organisations intergouvernementales ou non gouvernementales ayant des objectifs similaires».

Cette vision s'inscrit au cœur des nouvelles approches de gestion de l'espace culturel. La gouvernance culturelle, et comme le note l'un de ses promoteurs, Patrice Meyer-Bisch,   implique une habilitation de tous les acteurs sociaux[18]. La gouvernance est un système qui vise des interactions. Une interaction d'acteurs individuels et institutionnels qui ont en partage la responsabilité du bien commun, en l'occurrence le patrimoine culturel hassani. Ainsi, le CORCAS, de ce point de vue, est en mesure de concevoir une gouvernance culturelle à laquelle participeront tous les acteurs de la société sahraouie, selon un schéma démocratique. Ceci cadre avec la vision du Projet Marocain d'Autonomie qui souligne au point 3 : « Cette initiative s'inscrit dans le cadre de l'édification d'une société démocratique et moderne, fondée sur l'Etat de droit, les libertés individuelles et collectives et le développement économique et social. Comme telle, elle apporte la promesse d'un avenir meilleur pour les populations de la région, met fin à la séparation et à l'exil et favorise la réconciliation ».

Conclusion : pour une diplomatie culturelle saharienne efficiente

Le paradigme interculturel est à prendre sérieusement en considération dans la nouvelle approche de développement, global et intégré, que le Maroc ambitionne de promouvoir au sein des provinces du Sud. La culture est une richesse inestimable et est un facteur de cohésion irremplaçable. Au Sahara, ce tout complexe prend encore une dimension plus importante compte tenu de sa centralité. De là, la nécessité de concevoir un schéma ambitieux pour une gouvernance culturelle au sein du Sahara, à laquelle participeront tous les acteurs de développement local, à leur tête le CORCAS.

Dans la démarche de défense active de l'intégrité territoriale et de l'unité nationale du Maroc, le CORCAS, conformément aux directives royales, devrait s'employer à intégrer le paradigme interculturel dans sa communication externe autour du dossier du Sahara. En effet, la culture agrège autant d'éléments d'affectivité, d'émotivité et de mémoire. Et qui peuvent concourir à briser certaines résistances du Polisario. Par conséquent, une certaine diplomatie culturelle du Sahara est à élaborer, concept et outils, en vue d'augmenter l'attractivité culturelle de la mère-patrie et préparer le retour des rapatriés, dans la communion et la sérénité.

 


[1] Henri-Louis Védie, « Une volonté plus forte que les sables ». L'expérience du développement durable des régions Sud-Marocaines, préface de Pascal Chaigneau, Editions ESKA, Paris, 2008, p. 24.

[2] Définition avancée par Edward Burnett Tylor. Citée dans Jacques LOMBARD, « Introduction à l'ethnologie »,  2ème édition,  Editions Armand Colin, Paris, 2004, p. 78.

[3] « Le nomadisme et la sédentarisation au sein des régions de Seguia El Hamra et Oued Eddahab » (en arabe), Imprimerie Kawtar Print, 2006, Rabat, p. 13.

[4] Il s'agit de la Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel. Le Maroc a déposé son instrument de ratification de cette Convention, le 28 octobre 1975.

[5] Cf. http://whc.unesco.org/fr/listesindicatives/1183/, dernière visite le 5 septembre 2008.

[6] Le sociologue marocain, Paul PASCON, qualifiait en effet la société marocaine de « composite ».

[7] Voir, entre autres, le site Internet de l'UNESCO : www.unesco.org.

[8] Cette Déclaration a été adoptée par la 31ème Session de la Conférence générale de l'UNESCO, Paris, 2 novembre 2001.

[9] Cf. Mohammed Zakaria Abouddahab, «Protection du patrimoine culturel et droits de l'homme », in « Le patrimoine culturel de l'humanité », « The Culturel Heritage of Mankind »,  publié sous la direction de James A. R. NAFZIGER et Tullio SCOVAZZI. Martinus Nijhoff Publishers, Leiden, Boston, 2008, p. 253.

[10] On peut citer la Convention concernant la protection du patrimoine mondial culturel et naturel (UNESCO, 1972), la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel (UNESCO, 2003), etc. Le Maroc en a ratifié plusieurs. Car il compte plusieurs sites culturels classés patrimoine mondial de l'humanité. Voir supra.

[11] Déclaration de Mexico sur les politiques culturelles, Mexico City, 26 juillet - 6 août 1982 (préambule).

[12] Pour plus de détails, voir portail culturel du CORCAS (Sahara culturel).

[13] Mohamed Cherkaoui, « Le Sahara : liens sociaux et enjeux géostratégiques », The Bardwell Press, Oxford, 2007.

[14] Ainsi en est-il du festival de Dakhla, de Boujdour, etc. Le Sahara marocain oriental n'est pas en reste de ce dynamisme : Errachidia, Figuig, etc.

[15] Cette Convention, adoptée par la 33ème session de la Conférence générale en octobre 2005, est entrée en vigueur le 18 mars 2007.

[16] Mustapha NAÏMI, In «  Maroc Hebdo International », n° 694, du 14 au 20 avril 2006, p. 19.

[17] Le concept d'anomie a été forgé par le sociologue français, Emile DURKHEIM, alors qu'il étudiait le suicide en tant que phénomène social.

[18] Université de Fribourg, Institut interdisciplinaire d'éthique et des droits de l'homme (IIEDH), Suisse.

Zakaria ABOUDDAHAB
Professeur à la faculte de droit de Rabat-Agdal

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