Interventions

TEMOIGNAGES

Depuis la création des camps de séquestration dans la région de Tindouf au sud-ouest du territoire algérien, un grand nombre des victimes de l'exil forcé ainsi que des cadres et des hauts dirigeants du Polisario ont rallié le Maroc et dénoncé la dictature pratiquée par les membres de la Direction de l'organisation séparatiste. Ces témoignages ont par ailleurs été corroborés par ceux recueillis auprès de certains personnages de nationalité étrangère, qui ont pris part aux diverses opérations ayant conduit à l'instauration de ce groupe sécessionniste et à la mise en place de sa politique autocratique.

Nous retiendrons, sans évidemment prétendre à l'exhaustivité eu égard à l'ampleur des ralliements au Maroc, trois catégories fondamentales de témoignages.

D'abord, ceux issus d'anciens membres et hauts responsables du Polisario (I), ensuite, d'anciens séquestrés et victimes des violations des droits de l'Homme dans les camps de Tindouf (II), enfin d'étrangers ayant eu à constater la situation des droits de l'Homme dans les camps sus indiqués (III).

I. Anciens membres et hauts responsables du Polisario

  • Hammati Rabbani, de son vrai nom Mohamed Abdelkader Ould Cheikh Abdelaaziz Ould Rabbani, a rallié le Maroc le 30 juin 2005.Né en 1954 dans la ville marocaine de Dakhla, M. Rabbani a passé plus de 30 ans au service du Polisario qu'il avait rejoint en 1975. Il a occupé plusieurs postes de haute responsabilité. Dans ce cadre, M. Hammati Rabbani a déclaré lors d'une entrevue accordée le 04 août 2005 à l'European Strategic Intelligence and Security Center (ESISC): «En 1988, j'étais ministre de la Justice. Face à la répression, j'ai refusé de me taire et j'ai fait partie d'un groupe d'une dizaine de dirigeants qui ont rendu visite à Mohamed Abdelaziz [le président de la RASD et Secrétaire général du Front Polisario] pour lui demander de changer de méthodes. J'ai été puni et déchargé de mes fonctions. De ministre de la Justice, je suis devenu Commissaire politique de la quatrième région militaire (...)Deux ans plus tard, à peu près, j'ai été rappelé et on m'a demandé de m'occuper d'une cellule de réflexion sur les formes et structures dont devait se doter le Polisario, et en 1995, je suis redevenu ministre de la Justice.»[1]

    Dans le cadre de la même entrevue, M. Rabbani, dénonçant la politique dictatoriale du Polisario et le monopole du pouvoir par une poignée de ses dirigeants, ajoute : « Malgré le semblant de dialogue entre la base et la direction, qui se concrétise à travers l'existence des délégués du peuple, le pouvoir continue à s'exercer de manière opaque. Les décisions vitales sont prises en petit comité, sans réel dialogue. Mohamed Abdelaziz, président inamovible depuis 1976, soit presque trente ans maintenant, décide en s'entourant de ses proches et prenant ses conseils ou ses ordres à Alger. Ceux qui le contestent sont écartés ou soumis à des enquêtes de sécurité. »[2]

    Interrogé sur les raisons de sa défection et les circonstances de son ralliement à son pays d'origine, le Maroc, Hammati Rabbani déclare : «  J'avais perdu confiance dans le mouvement et dans Mohamed Abdelaziz dès la fin des années quatre-vingt-dix, j'ai réfléchi deux ou trois ans et j'ai fini par arriver à un constat terrifiant. Les treize dernières années, nous, le Polisario, nous avions dirigé la vie quotidienne d'un nombre de personnes qui, en réalité, ne dépassait que de peu les 10% du total des Sahraouis. La sécurité était assurée par un pays ami, l'Algérie (...) Nous contrôlions une zone qui, dans sa plus grande largeur, ne dépassait pas les 150 km et nous n'étions pas capables d'apporter les vivres et l'eau que nous recevions en temps et en heure à chacun qui en avait besoin. (...) Enfin, nous étions divisés par des rivalités tribales et claniques parfois violentes. J'arrivais donc à une conclusion terrible qui remettait en cause mon engagement des trente dernières années. Si nous n'avions pas pu faire ce qu'il fallait pour quelques dizaines de milliers de réfugiés, comment pouvions-nous prétendre être efficaces pour diriger un immense territoire peuplé de centaines de milliers de personnes ? (...) S'il y avait eu un référendum sur l'indépendance, à ce moment-là, en mon âme et conscience, j'aurais dû voter «non ». Alors, j'ai décidé de mettre fin à ma participation à cette dangereuse utopie et je suis rentré... »[3].
  • Lahbib Ayoub, alias Commandant Ayoub, est l'un des cofondateurs du Polisario. Surnommé également le Giap Sahraoui, Lahbib Sid'Ahmed Lahbib Aouba, c'est son nom complet, est né en 1951 à Tifariti, au sud-est de la ville marocaine de Smara. Il a été l'un des principaux chefs historiques du Polisario. Il s'était, par ailleurs, illustré dans l'aventure militaire du conflit du Sahara durant la période de 1974 à 1980, notamment contre les armées, marocaine et mauritanienne. Lahbib Ayoub a rallié sa patrie, le Maroc, le 20 septembre 2002.

    Dans un témoignage cité par l'hebdomadaire « Jeune Afrique-L'intelligent »[4] dans son édition du 21 octobre 2002, Lahbib Ayoub confirme l'intervention du commandement algérien dans toutes les opérations que le Polisario menait, ainsi que dans la gestion des affaires internes du groupe séparatiste. Revenant sur la désignation, en 1976, de Mohamed Abdelaziz comme successeur à Mustapha El-Ouali au poste de secrétaire général du Front, il déclare : « Les Algériens l'avaient choisi et nous ne pouvions rien leur refuser : ils nous donnaient tout, ou presque. »

    Concernant le soutien militaire algérien aux factions armées du Polisario, il affirme : « En août 1983, lorsque, pendant un mois, j'ai assiégé à nouveau la localité de Lemseied, ce sont eux qui m'ont donné l'ordre de me retirer : ils craignaient que Hassan II n'exerce un droit de poursuite. Leurs radars de Tindouf et de Béchar nous informaient lorsque des avions marocains se dirigeaient vers nos colonnes. Parfois, lorsqu'ils interceptaient des conversations radio entre certaines unités des FAR, ils nous en transmettaient le contenu. Sans eux, nous aurions été aveugles et sourds. » Dans le même contexte, il ajoute : « Compte tenu du vide que je laisse derrière moi, les Algériens vont devoir s'impliquer directement dans la refonte de ce qui reste de l'armée du Polisario ; mais, croyez-moi, ils savent eux aussi à quoi s'en tenir. »

    Interrogé sur la situation interne du Polisario, Lahbib Ayoub répond que le secrétariat national du Front  « ne se réunit que tous les six mois, pour entériner les décisions prises par le président. Jamais, depuis qu'Abdelaziz est au pouvoir, la question du financement du Polisario n'a figuré à l'ordre du jour. L'argent, c'est son secret. Le tabou des tabous. »
  • Mustapha Bouh, dit «Al Barazani», ancien «Commissaire politique» de l'armée du Polisario a rallié le Maroc en 1991.

    Racontant les circonstances dans lesquelles il a intégré le Polisario ainsi que son parcours au sein de ce mouvement séparatiste, M. Mustapha Bouh raconte dans une entrevue accordée, le 05 août 2005 à l'ESISC : « J'ai été parmi les premiers à rejoindre le Polisario, en 1974. J'avais 18 ans. (...) et en 1976, j'ai été désigné comme « Commissaire politique » de la Première région militaire. J'ai ensuite été affecté à Alger où je me suis occupé de propagande. Je dirigeais le journal et la radio du Polisario. En 1977, j'ai été nommé Commissaire aux Relations extérieures, puis, en 1978, j'ai été élu au Bureau politique et nommé chef du Commissariat politique de l'armée. »[5]

    Concernant les reconnaissances de la RASD, que le Polisario présente comme étant une victoire diplomatique, M. Bouh, de son vrai nom Abdallah Ould Mhamed Bouh, déclare « Il faut être clair, même si le nombre faisait illusion - près de 80 États nous avaient reconnus - cette campagne diplomatique était un échec relatif. Dans le monde arabe et au Moyen-Orient, leur espace géopolitique naturel, le Polisario et la RASD étaient très faibles. Même l'OLP de Yasser Arafat n'a jamais souhaité avoir de relations avec nous. Même constat avec le camp socialiste : aucun pays du bloc soviétique ne nous a reconnus, la Chine non plus.»[6]

    S'exprimant au sujet des manœuvres dolosives du Polisario, notamment concernant l'instrumentalisation de la situation des séquestrés des camps de Tindouf, M. Bouh déclare : « Lorsque j'étais responsable du protocole, en 1989, je m'occupais des visites de délégations officielles (...) Aux communistes, je montrais des femmes à l'entraînement militaire, aux délégués d'organisations humanitaires, des femmes dignes tentant d'élever leurs enfants dans le dénuement le plus complet. Les socio-démocrates avaient droit à des femmes s'impliquant dans le travail social et quand venait le tour de la délégation iranienne, je leur faisais voir des femmes voilées et soumises. En fait, c'était les mêmes femmes qui changeaient de rôle à la demande. Nous avions construit une organisation en trompe-l'oeil, apte à montrer à chacun ce qu'il voulait voir. C'était une véritable escroquerie morale, mais elle était représentative de ce qu'était devenu le Polisario. »

    Toujours concernant la situation des séquestrés, M. Bouh ajoute : « Les camps reçoivent une aide calculée sur base de 165.000 réfugiés, mais curieusement, le Polisario ne reconnaît qu'environ 75.000 personnes présentes dans ces camps et qui auraient le droit de vote en cas de référendum. En fait, d'après ce que je sais, aujourd'hui, le nombre réel de réfugiés doit être compris entre 35.000 et 50.000 personnes. On est loin du compte. »

    Pour ce qui est des raisons de sa défection et son retour au Maroc, El Barazani explique : « Je me posais des questions, je pensais que notre pratique n'était plus en adéquation avec la réalité du moment et que nous étions en train de laisser passer notre chance de vraiment faire bouger les choses dans le bon sens pour les Sahraouis et je n'acceptais plus le manque de liberté. Quand Hassan II a déclaré que tous ceux qui rentreraient au pays et accepteraient la souveraineté du Maroc pourraient jouer un rôle, je me suis décidé. En 1991, je suis retourné au Maroc. »

II. Anciens séquestrés et victimes des violations des droits de l'Homme dans les camps de Tindouf

  • Mme Saidani Maalainine, ex-séquestrée dans les camps de Tindouf et également déportée pendant 17 ans à Cuba, a rallié le Maroc en 2003. Actuellement, Mme Saidani Maalainine est membre du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes (CORCAS) et militante des droits de l'Homme au Maroc.

    Le 09 mars 2007, s'exprimant dans le cadre d'un colloque initié par Mme Alima Boumedienne-Thiery, sénatrice des « Verts » à Paris, en partenariat avec plusieurs ONG internationales, sous le thème « Voix des femmes réfugiées : otages des conflits dans le monde », Mme Saidani Maalainine a apporté un témoignage sur ses souffrances ainsi que celles des membres de sa famille. Dans ce cadre, elle a rappelé : « Mon père a été le premier a être torturé publiquement et devant ses propres enfants par une bande criminelle à la tête de laquelle se trouvait le dénommé Sid Ahmed Al-Batal, ex-directeur de la sécurité militaire et actuel ministre de l'information de la fantomatique  RASD ».

    Se remémorant l'arrivée de sa famille dans les camps de Tindouf en 1978, Mme Saidani Maalainine, alors âgée de 18 ans, se rappelait l'accueil humiliant qui leur a été réservé pour la simple raison qu'ils sont des descendants directs de Cheikh Maalainine.

    Elle a ajouté : « Ce cycle infernal a pris de l'ampleur quand ma mère a osé demander les nouvelles de son mari. »

    Dénonçant les pratiques dictatoriales auxquelles sont assujetties les populations dans les camps de Tindouf, Mme Saidani Maalainine a fait savoir que le Polisario, « un système totalitaire et à pensée unique, gérait les populations séquestrées comme des militaires et gare à celui ou à celle qui n'exécute pas illico ses ordres. »

    Elle a, par ailleurs, indiqué qu'à l'âge de dix ans, elle a été déportée avec des milliers d'autres enfants sahraouis, âgés de 10 à 12 ans, à Cuba, où ils ont été logés dans des « maisonnettes » construites par l'Algérie, notant que Cuba leur a été présenté par les séparatistes comme « l'Eldorado alors qu'en réalité il n'est qu'un autre bagne, voire un enfer. »

    Dénonçant le rapt systématique des enfants par les dirigeants du Polisario, et leur envoi à Cuba, Mme Saidani Maalainine a précisé que les enfants déportés étaient « utilisés par la bande de Tindouf comme otages afin de dissuader les parents de rallier la Mère-Patrie, le Maroc. »
  • Hammoudi El Bihi, un jeune homme de 26 ans qui a rallié le Maroc en 2005, a mis en lumière, dans le cadre d'un témoignage rapporté par le quotidien marocain «L'économiste» dans son édition du 04 juillet 2007, les souffrances de sa déportation à Cuba pendant plus de 15 ans. Précisant qu'il partageait le même sort avec des milliers d'autres enfants des camps de Tindouf, Hammoudi El Bihi rappelle: «Nous avons été envoyés à Cuba dès notre bas âge. Nous étions seulement des enfants et on nous utilisait comme otages pour empêcher nos familles de regagner le Maroc», ajoutant, en fait, «on nous préparait pour être enrôlés dans les rangs des forces du Polisario.»

    Décrivant la privation des milliers d'enfants déportés vers Cuba de toute forme de communications avec leurs familles, et la rudesse des entraînements auxquels il étaient soumis, il ajoute : « Tout contact avec nos familles était coupé. Nous avions entre 8 et 10 ans et nous devions suivre une formation militaire parallèlement à nos études scolaires. C'était dur pour notre jeune âge, atroce pour notre innocence d'enfants venant de très loin et ne comprenant même pas la langue du pays où nous étions (...)On nous apprenait à nous servir tout aussi bien des armes légères que des armes lourdes. C'était plus que ne pouvaient supporter nos corps frêles d'enfants même pas encore aux portes de l'adolescence. »

    Interrogé sur la manière dont il a été accueilli à son retour dans les camps de Tindouf, Hammoudi El Bihi répond : « j'ai pu obtenir un diplôme de pharmacien. Mais à quoi me servira-t-il puisqu'il m'a été confisqué tout comme mon passeport dès mon arrivée en Algérie », précisant qu'ainsi le Polisario pose, à tous les jeunes qui rentrent après leur séjour forcé à l'étranger, l'ultimatum de rejoindre ses factions armées ou de rester en proie au chômage.  

III. Témoignages étrangers sur la situation des droits de l'Homme dans les camps de Tindouf

  • Violeta Ayala et Daniel Fallshaw, deux journalistes australiens qui réalisaient un documentaire sur la situation des droits de l'Homme dans les camps de Tindouf, ont été interpellés, le 02 mai 2007, par «les forces de sécurité du Front Polisario qui ont confisqué leur téléphone portable» a rapporté un communiqué de Reporters Sans Frontières (RSF), rendu public le 09 mai 2007.

    Libérés après l'intervention d'officiers de la Mission des Nations Unies pour l'Organisation d'un Référendum au Sahara Occidental (MINURSO), les deux journalistes avaient ensuite été transportés à Tindouf avant de prendre l'avion pour la France quelques jours plus tard.

    Ce communiqué a également rapporté la déclaration de Violeta Ayala, qui a souligné que « ce n'est pas parce qu'ils mènent un combat pour leur indépendance que les dirigeants du Polisario peuvent se permettre de telles violations des droits de l'homme. En tant que journalistes, il est de notre devoir de dénoncer ces pratiques. A l'origine, nous nous étions rendus sur place pour travailler sur la problématique des familles séparées. Mais durant notre séjour, nous avons été les témoins de scènes d'esclavage ». 
  • Juan Vives, un ex-haut responsable des services secrets cubains, également auteur de l'ouvrage «El Magnifico, 25 ans au service de Castro», déclarait dans un témoignage diffusé par la chaîne de télévision marocaine «2M»: «Quand on leur a dit:on prend vos enfants pour les former et les scolariser. La première réaction a été positive. Mais, Cuba avait des arrière-pensées à former des cadres à son image. Des agents d'influence carrément. C'était énorme. Certains restaient dix, douze, quinze ans pratiquement. C'est un kidnapping international d'enfants. Maintenant certains témoignent des réalités vécues à Cuba.»

    Ayant relaté les différentes phases de la participation de Cuba dans la création du Polisario et l'instrumentalisation du différend saharien, Juan Vives semblait toutefois plus touché par la question des enfants de séquestrés et déportés vers son pays sous prétexte de scolarisation. Dans ce sens, il ajoute : « Il y a eu toujours un problème. Parfois les enfants étaient trop petits. Ils pleuraient pour voir leurs parents. C'était un peu inhumain de ce côté-là. Ils n'avaient pas de contact. Leurs parents étaient analphabètes. Certains étaient tellement petits qu'ils avaient oublié quels étaient leurs parents. Il y a un côté très inhumain, là. »
  • Olivier Pierre Louveaux, qui était présent, en 2003, dans les camps de Tindouf dans le cadre d'une mission humanitaire menée par l'ONG «CARITAS international», déclare dans un rapport intitulé «Le Sahara Occidental aujourd'hui»[7]: «Au-delà de la pression psychologique, un contrôle physique existe. Les militaires en civil et la police secrète (ministère du Renseignement) examinent et sont attentifs à tout et à tous.»

    Qualifiant ainsi la pression exercée sur les populations séquestrées dans les camps de Tindouf et leur privation de toute forme de liberté, M. Louveaux ajoute : « Le système mis en place est un système de clientélisme qui permet aux dirigeants de garder une emprise forte sur la population. Les personnes ont très peu de droits établis. Tous doivent quémander les faveurs des dirigeants. Ces faveurs peuvent consister en, par exemple, une opération médicale à l'étranger, des études, un emploi au sein du Front Polisario, le droit de sortir des camps et probablement également des faveurs économiques.

    Il semble qu'il faille dès lors distinguer deux catégories de personnes au sein des camps de Tindouf. Certains, proches du pouvoir, ont accès à une vie plus ou moins confortable et peuvent à l'occasion sortir de la zone algérienne. Ils ont, notamment la télévision satellite, beaucoup ont une voiture 4x4 et un certain confort de vie qu'il est surprenant de rencontrer dans des camps de réfugiés. Si la liberté pour certains se limite à faire du commerce avec la Mauritanie, d'autres ont pu mettre tous leurs enfants dans des internats en Suisse. L'autre catégorie vit de manière très rudimentaire et n'a droit à presque rien. Il est difficile d'estimer leurs réelles conditions de vie. Le Front Polisario limite au maximum les contacts que les étrangers pourraient avoir avec cette catégorie de la population, réelle victime de ce conflit, otage du Front Polisario. ».


 


1. European Strategic Intelligence and Security Center (ESISC) - « Le Front Polisario : Partenaire crédible de négociations ou séquelle de la guerre froide et obstacle à une solution politique au Sahara occidental ? », novembre 2005, p.24.

2. Ibid, p.39.

3. Ibid, pp. 42-43.

4. Jeune-Afrique L'Intelligent  - « Le retour du guerrier », François SOUDAN, 21 octobre 2002.

5. European Strategic Intelligence and Security Center (ESISC) - « Le Front Polisario : Partenaire crédible de négociations ou séquelle de la guerre froide et obstacle à une solution politique au Sahara occidental ? », novembre 2005, p.21.

6. Ibid, p. 26.

7. http://www.medea.be/index.html?doc=250. Dernière visite du site web, le 01 décembre 2007.

Centre d'Etudes Internationales

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