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Témoignages relatifs au projet marocain d'autonomie |
I. Témoignage du Pr. Mohammed Zyad Jaabari, Doyen à Université Al Khalil - Palestine et Président de l'amicale Maroco-palestinienne Je vois que le projet marocain, qui prévoit une autonomie élargie pour les provinces du sud, est la solution politique optimale. D'autant plus qu'il est ouvert à la négociation en vue d'aboutir à un règlement politique onusien consensuel au conflit du Sahara marocain. Sur ce, j'adjure nos frères du Royaume du Maroc et ceux de la République d'Algérie, de faire preuve de responsabilité afin d'aboutir à un règlement politique équitable et définitif à ce différend, sans préjudice pour la souveraineté de chacun des deux pays. L'initiative marocaine témoigne de la bonne foi du Royaume du Maroc en vue d'aboutir à un règlement politique consensuel. Par ailleurs, j'exprime le souhait de voir les pays du Maghreb Arabe, qui est une partie du monde arabo-musulman, concrétiser une union. En effet, le règlement de ce conflit, qui a eu un impact négatif sur le développement des pays de la région, permettra de préserver la paix et la sécurité, mais également de se préoccuper des véritables problèmes des peuples de la région. II. Témoignages du Dr. Abbas Noureddine, Expert auprès des Organisations internationales et Enseignant en sociologie A. Les principaux éléments constituant l'unité de la Nation sont les facteurs géographiques, historiques et la destinée commune. Ce que l'on entend par « facteur géographique », est la disposition, par la province, de données géographiques suffisantes, à mêmes de procurer à ses habitants une stabilité continuelle. Quant au facteur historique, ce dernier se rapporte aux liens établis entre les habitants de la province et l'autorité qui la gouverne. Enfin, la notion de « destinée commune » sous-entend l'aspiration des habitants à un avenir commun, et qu'ils oeuvrent tous pour sa réalisation. Notre étude du projet marocain d'autonomie pour le Sahara nous a permis de constater qu'il répond amplement à tous ces paramètres -qu'ils soient géographiques, historiques ou relatifs à la destinée commune-, et qu'il garantit aux habitants du Sahara une cohabitation avec leurs concitoyens marocains, dans le cadre de l'unité de la Nation. En même temps, il respecte leurs spécificités sociales, culturelles et économiques. De ce fait, toute autre thèse ne peut être qu'amputée de l'un de ces paramètres, et ne répondant à aucun des fondements du bien-être social et de la stabilité des habitants de la région, créant une zone de tension à la merci des influences extérieures telles que le terrorisme, l'extrémisme et le crime organisé. De notre avis, le projet marocain d'autonomie demeure le choix optimal et le seul à même de remettre la région du Maghreb Arabe sur la voie de l'union et du développement. Il constitue, in fine, une opportunité pour le Maroc de recouvrir son rôle reconnu dans les efforts de l'unification, sur les plans africain et arabe. B. Mustapha El Ouali : De la lutte pour l'union à la traîtrise et au séparatisme En 1975, période à laquelle j'enseignais la philosophie à Madariss Mohammed V à Rabat, cet établissement scolaire a organisé un ensemble de conférences autour de nombreuses questions culturelles et sociales, parmi lesquelles une conférence sur l'affaire du Sahara marocain, surtout que de nombreux étudiants de cet établissement sont d'origine sahraouie. Ainsi ont été désignés les étudiants qui allaient animer la conférence, dont Mustapha El Ouali. Il a été procédé à la distribution des sujets de la conférence, par le professeur égyptien « Abdennadi ». Ces sujets ont été répartis suivant les aspects géographiques, historiques et sociaux du Sahara. Le premier intervenant était Hadj Othmane Jorio, directeur de l'établissement, qui a esquissé une image de la réalité historique et sociale du Sahara. Par la suite, les étudiants sahraouis ont pris la parole à tour de rôle, affirmant tous, et sans exception, la nécessité de la récupération du Sahara par le Maroc. Ils ont, par ailleurs, insisté sur l'Union du Maghreb Arabe, déclarant que la lutte pour le Sahara est un pas, parmi d'autres, sur la voie de l'Unification du Monde Arabe. Aucun des participants n'a évoqué l'idée de la séparation du Sahara; bien au contraire, ils ont été unanimes sur leur thèse unioniste, à partir du Sahara vers le Maghreb, puis la Nation Arabe. Quelque temps après, l'opinion publique a été surprise par l'attaque menée par le front Polisario contre Nouakchott, sous le commandement de Mustapha El Ouali, le secrétaire général du front. Cet incident a été, pour moi, une occasion d'écrire une lettre adressée à Mustapha El Ouali -qui fut publiée sur la première page du journal marocain « Al Alam »- lui rappelant ses positions qu'il défendait fervemment, et qui étaient applaudies par tout le monde. Il avait demandé la mobilisation en faveur de la lutte des sahraouis pour le retour au sein de la mère patrie (le Maroc). Le journal avait cité que ce dérapage constituait un service rendu aux ennemis du Maroc et à ceux de l'Unité Arabe. En dépit de cela, le Maroc n'a jamais cessé d'appeler nos frères sahraouis à rejoindre la mère patrie, et surtout dans le cadre de l'initiative marocaine -relative à l'octroi d'une large autonomie au Sahara-, qui représente la garantie de l'unification de la Nation, et de la concrétisation des aspirations des habitants du Sahara Je suis sûr que si Mustapha EL Ouali était toujours en vie, il aurait été l'un des premiers à saluer ce projet et à rejoindre sa patrie miséricordieuse. III. Témoignage de Monsieur Khalifé Kazem, Chercheur au Centre Morris Janowitz - Forces armées et Sécurité - à l'IEP de Toulouse La nouvelle proposition marocaine observe scrupuleusement les principes de la charte européenne de l'autonomie locale de 1985. Ces développements ont vu naître une régionalisation par le haut forcée. Le plan marocain est novateur et vise à calquer autant que possible sur les injonctions et poussées internationales. En effet la délégation en matière économique accordée aux provinces du sud est considérable, elle est accompagnée d'un réel soutien de la royauté visant à couvrir les carences présentes dans cette zone. Relevons également l'extension de la liberté d'association et de coopération consentie par l'administration centrale aux Sahraouis. Le référendum est pleinement consacré, garantissant une transparence démocratique et préservant le principe de l'autodétermination des peuples à disposer d'eux-mêmes qui constitue un des piliers essentiels du droit international public. En tout cas le Projet marocain est audacieux et attrayant ; 170 membres du Congrès américain ont déjà adressé un appel au Président George W. Bush afin de soutenir le projet marocain d'autonomie des provinces du Sud, estimant que la proposition marocaine est « prometteuse», « historique », et « novatrice ». Le Conseil de Sécurité des Nations Unies par une résolution votée à l'unanimité abonde dans le même sens et partage l'engouement du Congrès. Au final il s'agit d'une lutte acharnée qui tend à l'aide du temps à s'internationaliser, se « diplomatiser » et se pacifier. Une régionalisation sur le modèle des länder allemands comme l'espérait feu Hassan II, pourrait servir d'exemple et d'expérience pour les projets de régionalisation dans l'ensemble des pays maghrébins. IV. Témoignage de Danielle Anex-Cabanis, Professeur à l'Université des Sciences Sociales de Toulouse et Responsable pédagogique des relations internationales de l'Institut d'Etudes Politiques et du Master de Géopolitique et relations internationales Alors que l'ONU depuis 2004 invite instamment les parties prenantes à sortir de l'impasse qui a pour principal effet de pénaliser les populations du Sahara occidental, l'initiative marocaine a eu le mérite d'être une réponse concrète pour aboutir à un règlement du différend sans perdants ni gagnants, mais fondé sur l'équilibre des intérêts. Le Maroc ne cède certes pas sur le principe de sa souveraineté, mais répond à une préoccupation légitime des populations sahraouies en leur proposant un statut d'autonomie, garantissant non seulement le respect de leurs traditions mais leur assurant des moyens matériels, fondés sur la rétrocession de l'exploitation de leurs propres ressources naturelles et sur une redistribution de fonds dans le cadre général de la solidarité nationale. Il faut ajouter que tous les Sahraouis, y compris ceux qui ont quitté le pays, disposant d'un droit sans réserve au retour, seraient naturellement bénéficiaires du nouveau statut. Le projet ferait l'objet d'un référendum et les autorités chérifiennes laissent la porte ouverte à de possibles aménagements, l'initiative n'étant pas fermée. Ces trois aspects illustrent à mon sens une réelle volonté d'avancer, avec un souci de respecter les intérêts des parties en cause. On peut souhaiter que des propositions claires soient rapidement formulées en matière d'éducation et de santé, de manière à donner un sens concret à la solidarité nationale évoquée dans l'initiative marocaine, ce qui permettrait de doter le projet d'un contenu quotidien compréhensible pour tous ceux qui devront se prononcer lors du futur référendum. On peut être raisonnablement optimiste d'autant que l'accueil international et local à l'initiative est encourageant. V. Témoignage du Dr. Abboudi Jibraîl, Historien et analyste politique à Beyrouth Le conflit artificiel entre le Maroc et l'Algérie a eu un impact négatif sur les relations extérieures entre les deux pays. Il est, par ailleurs à noter, que le peuple algérien n'approuve guère la politique de la classe dirigeante, qui spolie les ressources du pays et exploite ses potentialités au profit d'une frange restreinte de la population. Elle a, en outre, fomenté et adopté le conflit du Sahara comme s'il était une affaire « nationale » concernant l'ensemble des algériens, ce qui n'a fait qu'exacerber le mécontentement de ces derniers à l'égard de cette politique. Ce peuple n'est pas sans savoir, notamment à travers les chaînes satellitaires, que les habitants de certains pays ne disposant pas de ressources aussi importantes que celles de son pays, mènent une vie nettement plus stable et plus sûre, avec un bien-être social. Au lieu d'emprunter la voie des groupements régionaux et internationaux, et d'adopter une politique basée sur le respect droits de l'Homme et des chartes internationales, l'Algérie opte pour la division et l'isolement à travers une politique interne répressive, ignorant les bouleversements et le développement que connaît le monde. La position de l'Algérie vis-à-vis de l'affaire du Sahara est une attitude ambiguë. Les potentialités dont elle dispose sont exploitées de manière irresponsable, et partiale. Mais en dépit de tout cela, l'Algérie a été la première victime de sa propre politique : terrorisme, extrémisme religieux, etc. A la lumière d'une vision rationnelle, fondée sur l'ouverture et le respect des chartes internationales et humanitaires, le projet marocain d'autonomie du Sahara apporte une lueur d'espoir pour le règlement du conflit, basé sur les principes de la justice et de l'équité. C'est, en effet, une expérience particulière sur les plans africain et arabe, s'inscrivant dans la continuité de la vision moderniste poursuivie par le Maroc dans divers domaines (droits de l'Homme, situation de la femme, liberté d'expression, régionalisation, décentralisation, etc.). La portée de cette Initiative s'inscrit au niveau de projets similaires d'autonomie dans certains pays occidentaux. Ces mêmes pays ont salué l'initiative marocaine, dans la mesure où elle comporte de nombreuses données positives, qui pourraient constituer une base pour la résolution définitive du conflit. Nous ne pouvons que saluer le courage et la rationalité du projet marocain d'autonomie du Sahara, qui constitue un véritable premier pas vers la clôture du dossier du Sahara, préservant les droits de tous les sahraouis, respectant leurs spécificités, et répondant, par la même occasion, à l'ensemble des chartes internationales. VI. Témoignage du Dr. Saïd Chahine, Enseignant en Sciences de l'information - Palestine J'estime que le projet présenté par le royaume du Maroc est le meilleur, le plus rapproché de la perfection et le plus approprié pour un règlement juste et équitable au conflit du Sahara. Je prie toutes les parties de se conformer aux intérêts patriotiques de la Nation Arabo-muslmane pour la résolution de ce problème. VII. Témoignage du Dr. Imad El Bouchtaoui, Directeur du centre d'études Al Qods - Palestine Le projet d'autonomie élargie constitue, pour toutes les parties, la solution optimale pour sortir de la crise actuelle. En effet, il garantit aux habitants du Sahara une représentativité adéquate, et il garantit, en outre, la préservation de l'intégrité territoriale du Maroc, tout en réactivant l'idée du développement et de la coopération entre les pays du Maghreb Arabe dans la perspective de l'aboutissement à l'Union Maghrébine souhaitée. VIII. Témoignage du Dr. Nouâmane Âmrou, Président de l'Université d'Al Qods - Palestine L'autonomie élargie proposée par le Maroc constitue une base solide pour un règlement politique à un conflit sanglant et durable. Le projet d'autonomie est d'un intérêt commun pour le Maroc et l'Algérie en vue de résoudre ce problème. IX. Témoignage du Dr. Ratib Al Jaâbari, Doyen de la Faculté d'Administration - Palestine J'estime que le projet d'autonomie présenté par le Royaume du Maroc en vue de résoudre la question du Sahara marocain, constitue la solution idoine et la plus réaliste, et s'inscrit dans le cadre des dispositions du droit international public, qui préconise la négociation entre les parties en conflit. Ce projet est de nature à instaurer une coopération entre les populations de cette région, en vue d'atteindre les objectifs du développement social et économique, qui sont devenus une nécessité dans les pays du Maghreb Arabe. X. Témoignage du Dr. Moussa Âjoua, Secrétaire du Conseil de l'Union des Syndicats des Universités Palestiniennes L'Initiative du royaume du Maroc pour résoudre le conflit du Sahara est la solution logique et pragmatique en vue de matérialiser le dialogue et la liaison; ce qui est de nature à conférer à cette proposition une réelle opportunité pour unifier la Nation Arabo-musulmane, pour préserver la sécurité régionale pour tous les pays de la région, et permettre l'essor et le développement de cette partie du monde arabo-musulman. Dans un esprit de fraternité, de solidarité et d'unité, nous soutenons la position du Royaume du Maroc -pays frère- dans la résolution de ce problème. Il préserve son unité nationale, dans une continuité de l'esprit du dialogue, de la coopération et de la coordination au sein de la famille du Maghreb Arabe, dans la perspective de préserver les relations fraternelles entre les peuples arabes. Je suis convaincu que l'octroi d'une autonomie est la solution idéale pour l'instauration de la stabilité.
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